Les Rencontres

Industries et cartes postales anciennes

La PIPE

La Guerre a modifié cette industrie; elle a déterminé le développement de la fabrication de la galalithe en France et la très belle qualité de cette matière lui a donné le pas sur les autres, qui sont en régression.

L’ os arrive en sacs de la région de Beauvais ou d’ Amérique. Il a subi une préparation et se présente sous la forme de réglettes ou de cylindres creux ; on le fait bouillir avec de l’ eau et des cendres avant de le travailler au tour. La corne est importée d’ Argentine et du Brésil.

La galalithe est fabriquée dans la région sanclaudienne .

Citons enfin, comme autres matières plastiques: l’ ivoire, l’ ambre, le corrozo, le bois des Iles. Mais ce sont là plutôt des spécialités qui n’ ont pas l’ importance industrielle de la galalithe, de l’ os, ou de la corne.

Les ouvriers sont ainsi répartis:

Saint-Lupicin (400 ouvriers), Saint-Claude (170), Lavans (280), Ravilloles (150), Cinquétral (139), Cuttura (95), Montréal (67), Molinges (50), Pratz (50), Dortan (30), Villard-Saint-Sauveur (13), Ranchette, Larrivoire, Rogna, Valfin, La Rixouse, Leschères ( 10 ou moins de 10).

Soit, en tout, 1400 ou 1500 ouvriers.

En dehors des articles de fumeur, la tournerie des matières plastiques s’ emploie à la fabrication des articles de bureau, des articles de garnitures d’ électricité, des bouchons de bouteille, des nécessaires de couture, de manucure, des étuis de toute sorte.

Sur le marché Français, la tournerie des matières plastiques n’a pas grand-chose à craindre.Ses articles sont très demandés et, à qualité égale, sont moins chers que les articles Allemands. Sur le marché étranger, elle est dans une position moins favorable: elle manque de rayonnement ; de plus, l’ Allemagne veut reconquérir à tout prix le marché mondial et vend très bon marché, parfois même au-dessous du prix de revient.

Enfin l’ industrie chimique allemande est en avance sur l’ industrie française pour la production de la matière première. A part l’ Allemagne, l’ Autriche et la Tchécoslovaquie, celle-ci pour les résines synthétiques, sont des concurrentes très sérieuses.

 

LE TRAVAIL DES PIERRES PRÉCIEUSES DANS LE JURA

 

L’ industrie lapidaire.- L’ industrie lapidaire occupe les populations d’ entre Bienne et Valserine; quelques localités du pays de Gex ( que nous ne pourrions aucunement séparer du Jura) et de Bellegarde. Elle se rattache à Genève par son origine.

Genève était autrefois le lieu de foires célèbres. Elle faisait entre autres le commerce des objets précieux d’ orfèvrerie et possédait ses propres artisans dés le XVe siècle. A mesure que la ville s’ enrichit, les  maitrises et les jurandes devinrent plus exigeantes quant à l’ adoption des nouveaux venus: aussi les métiers de l’ orfèvrerie devinrent assez vite le privilège d’ une minorité. Un certain nombre d’ artisans s’ établirent en dehors de la ville dés la fin du XVIIe siècle, dans le pays de Gex notamment, où ils firent des apprentis. Dans un mémoire adressé au duc de Choiseul en 1767, Voltaire , alors établi à Ferney, déclare que 300 charrues sont « tombées » dans le pays par le fait de l’ industrie.

Par le pays de Gex, les industries genevoises s’ infiltrèrent dans le haut Jura. Le premier lapidaire jurassien, Michaud, commença son nouveau travail en 1735 au hameau des Thoramys, près de Sepmoncel, et fut bientôt très imité. On tailla d’ abord le verre ordinaire , puis, vers 1750, le stass.

Au moment de la Restauration, on entreprit la taille des pierres précieuses, alors très en vogue. Au cours du XIXe siècle, les conditions hygiéniques du travail, trés mauvaises au début, s’ amélioraient peu à peu.

A la fin du XIXe siècle, l’ industrie s’ est transformée. Le rendement a été considérablement accru par la découverte de procédés de taille multiple  ( 300 pierres à la fois), et, d’ autre part, l’ apparition de la pierre synthétique, composée d’ alumine et d’ oxydes colorants, a déterminé une baisse considérable de la valeur des pierres naturelles. Les matières premières taillées actuellement sont : les pierres fines naturelles ( topazes, améthyste, émeraude, rubis, saphir); les pierres synthétiques, produites artificiellement, par le procédé Verneuil; les imitations de pierres naturelles; le strass (ou simili-diamant). Ces matières premières peuvent donner lieu à des combinaisons, telles que les pierres fausses doublées, composées d’ une partie de pierre fine, collée ou fixée sur du strass.

Contrairement à ce que l’ on pourrait croire , la valeur marchande de la matière première est peu élevée. Le carat de pierres naturelles est évalué de  10 à 150 fr.; et le prix des pierres synthétiques est très bas: il est compris entre 0fr.04 et 0fr.35 le carat.

Depuis la date de son établissement , l’ industrie lapidaire n’ a pas cessé de s’ étendre. Dans le haut Jura, elle se tenait d ‘abord sur le plateau de Sepmoncel; elle gagna ensuite les villages situés plus au sud entre Bienne et la valserine. Enfin, par voie de rayonnement, elle s’ est propagée autour de Saint-Claude où chaque village compte quelques ouvriers.

L’ industrie lapidaire du haut Jura et du pays de Gex forme un tout homogène, qui possède des syndicats communs.

Les villes, bourgs ou villages qui s’ occupent de la taille des pierres fines ou fausses sont:

Sepmoncel (800 ouvriers), Saint-Claude (600), Lamoura (272), Les Molunes (250), Lajoux (160), Les Bouchoux (200), La Pesse (150), Les Moussières (132), longchaumois (90), Belleydoux (190), Lélex (160), Mijoux (141), Chézery (100), Gex (50), Villard-Saint-Sauveur (40), Prémanon (30), Coyrière (30), Arbois (30),Viry ’20), Echallon (40), Champfromier (31), Ochiaz (26), Saint-Germain-de-joux (20), Saint-Genis-Pouilly (20), Chatillon-de-Michaille (19), Vesancy (16), Cessy (16), Hotonne (13), Ranchette, Villard-sur-Bienne, Avignon, Cinquétral, Lavans, Molinges, Larrivoire, Choux, Coiserette, Chaux-des-Près, Clairvaux, Conliège, Confort, Coupy, Chanay, Collonges, Thoiry, Farges, Billiat, Injoux, Giron, Montréal (10 ou moins de 10 ouvriers).

Dans la région du Doubs, on compte une centaine d’ ouvriers à Pontarlier et aux Fourgs. Le total donne environ 4000 ouvriers et ouvrières.

La ville de Saint-Claude est spécialisée dans la taille du strass et des diamants imitation. Elle possède 600 ouvriers lapidaires. La production journalière est de 1 400 000 pièces valant en moyenne 15 à 20 fr. le mille. Le chiffre d’ affaires annuel pour cette spécialité peut être évalué à 7 millions de francs, qui représentent surtout le prix de la main-d’ œuvre, les frais généraux et l’ intérêt commercial du capital investi.

Le prix de la matière première, fabriquée sur place, est insignifiant.  Quant aux pierres fines et aux pierres synthétiques, il est difficile de déterminer la valeur de la production annuelle, étant donné la qualité et la nature très diverses des pierres travaillées. On peu estimer toutefois que les salaires payés aux ouvriers s’ élèvent à 15 ou 20 millions de francs.

La vente est facile. Saint-Claude et sa région déversent sur le monde entier des millions de simili-diamants, de pierres naturelles, de pierres synthétiques et de pierres fausses. L’ Amérique absorbe les trois quarts de la production. les industries de luxe de Paris, la bijouterie et la mode sont clientes de l’ industrie jurassienne, qui s’ est acquis une très grande renommée par l’ habileté de ses artisans et la solidité de sa position. Les industries lapidaires allemande, tchécoslovaque ou américaine ne sont pas pour le moment des concurrentes sérieuse.

L’ industrie diamantaire.- L’ industrie diamantaire est incontestablement la moins solide des industries jurassiennes, celle qui tient le moins au pays.  Elle fut établie dans le Jura en 1877, par l’ initiative de plusieurs négociants lapidaires qui crurent possible d’ adapter rapidement les ouvriers jurassiens à la nouvelle industrie. les premières usines furent construites dans plusieurs villages de la banlieue de Saint-Claude.

Un peu auparavant, en 1872, des diamanteries  avaient été installées dans le pays de Gex. L’ industrie diamantaire , qui fournissait de beaux salaires, connut vite une très grande faveur. On comptait avant-guerre 3000 ouvriers dans la région sanclaudienne. Aujourd’hui, le personnel est moins nombreux : l’ industrie a perdu de son importance, par suite de la guerre et pour d’ autre raisons.

La matière première vient presque exclusivement de l’ Afrique australe. Les prix pourraient subir de très grandes oscillations, car le diamant est plus abondant qu’ on ne croit. (en 1926, la découverte des diamants alluvionnaires a causé de grandes perturbations sur le marché). Mais les prix sont tenus par le syndicat de Londres, qui est capable d’ acheter toute la production brute, par le Gouvernement de l’ Afrique australe, qui dispose, depuis octobre 1927, d’ une loi lui permettant de restreindre à son gré la prospection, par le syndicat d’ Anvers, qui tient le marché de la pierre taillée.

Actuellement le prix du carat taillé, en bonne qualité et en grosseur moyenne, va de 1500 à 6000 fr.  La main-d’ œuvre mondiale de l’ industrie du diamant comprend environ 25 000 ouvriers, ainsi répartis : 18 500 à Anvers; 4500 à Amsterdam; 200 à Paris ; 1450 dans le Jura et le pays de Gex. Ces chiffres montrent que le Jura ne joue pas le premier rôle dans cette industrie. La main-d’ oeuvre jurassienne et gessoise est établie dans les villes et villages suivants:

Saint-Claude (700 ouvriers), Foncine-le-Haut (95), Villard-Saint-Sauveur (64), Chassal (61), Avignon (53), Vaux (30), Sellières (33), Clairvaux (23), Chaumont (20), Corveissiat ( 20), Les Bouchoux (20), Saint-Lupicin (20 ), Nantua (20), Saint-Germain-de-joux (15), Cinquétral (14), Divonne-les-Bains (60), Thoiry (40), Saint-Genis (35), Gex (20), Poligny, Arbois, Molinges, Lavans, Vertamboz, Brod, Revigny, Coyrière, Foncine-le-Bas, Maynal, Longchaumois, Sergy, Port, Ornex, Cessy (10 ou moins de 10 ouvriers).

L’ industrie diamantaire jurassienne n’ est indépendante que pour une faible part. Des 1450 ouvriers de la région, 300 seulement travaillent pour les coopératives ou des industriels indépendants , qui achètent leur matière première, travaillent et vendent eux-mêmes leurs produits. Les autres taillent à façon une matière qui est envoyée d’ Anvers et d’ Amsterdam. Saint-Claude est une manière de déversoir où le travaillent que dans le cas d ‘ absolue prospérité de l’ industrie.

 

LES AUTRES INDUSTRIES JURASSIENNES

 

Les industries dont nous allons nous occuper maintenant possèdent assez souvent un aussi grand nombre      d’ ouvriers que les précédentes : leur importances est toutefois moindre , car elles n’ englobent que quelques localités.

La lunetterie.- Le haut Jura fabrique les neuf dixièmes de la production française en lunetterie. Morez, capitale de cette industrie, et les villages des environs possédaient autrefois des forges dont l’ horlogerie et la lunetterie dérivèrent, la première vers 1660, la seconde à l’époque de la Révolution.

En 1796, le premier atelier de lunetterie fut établi au hameau des Rivières, près de Morez. On y reproduisait des modèles venus d’ Angleterre, que l’ on travaillait à la forge.

En 1830, un ouvrier de la région se rendait à la foire de Beaucaire pour y vendre son stock de marchandises,  l’ industrie morézienne commença à être connue et eut bientôt une excellente réputation.

Elle fut longtemps marquée de beaucoup d’ indépendance et d’ originalité, Des centaines de modèles, lunettes ou pinces-nez, furent lancés dans le commerce. Les ouvriers de la région morézienne  descendaient le samedi à la ville avec une sacoche pleine de pince-nez et de lunettes qu’ ils remettaient à des négociants : ils remontaient dans leur village avec leur provisions de fil de fer pour la semaine suivante.

Aujourd’hui des ateliers modernes se sont établis, et l’ industrie a une certaine tendance à se concentrer à la ville. Le nombre total des ouvriers et ouvrières occupés à la lunetterie dans la région de Morez est d’ environ 3800. Ils sont ainsi répartis :

Morez (2500 ouvriers), Les Rousses (600), Morbier (350), Longchaumois  (110), La Mouille (108), Bellefontaine (88), Prémanon (27), Tancua (8)

L’ industrie de la lunetterie est actuellement prospère. Les affaires sont moins brillantes que pendant les années d’ inflation, mais l’ industrie peut se défendre aisément, étant donné la variété de ses articles, la bonne qualité de ses produits, la modicité de ses prix et le débouché certain que lui offre le marché français.

La production annuelle a une valeur de 25 millions de francs. En dehors du marché français, l’ industrie morézienne a des débouchés un peu partout, en Europe (en Allemagne même) et en Amérique. Toutefois elle est surtout une industrie nationale et rayonne peu. Elle fait actuellement de gros efforts pour se moderniser dans sa technique : 1° à la fabrication de la lunette par pièces interchangeables; 2° au remplacement de la soudure au gaz par la soudure électrique; 3° à une révolution complète de la fabrication (l’ opération de la soudure doit être la dernière, et non la première, comme l’ on faisait encore récemment à Morez). Il est un peu étrange aussi que Morez ne possède pas de verreries et qu’ elle achète ses verres au dehors.

L’ industrie du peigne et des matières plastiques.- L’ industrie du peigne et des matières plastiques, a pour centre important Oyonnax : elle occupe également les villages de la proximité immédiate. C’ est une industrie très ancienne dans les registres d’ état civil de 1669, on trouve déjà la profession de faiseur de peignes. Il est vraisemblable que l’ industrie du peigne, que l’ on a pu comprendre, dans le haut Jura, toute la zone forestière du buis.

L’essor de l’ industrie se produisit vers 1820, au moment ou l’ emploi de la corne comme matière première se généralisa. Le peigne devint vite un objet d’ art. On comptait, à Oyonnax, 44 fabricants et 130 ouvriers en 1831 : après des alternatives de splendeur et de décadence, dues aux variations de la mode, l’ industrie devint très florissante. Rien n’ en témoigne mieux que l’ accroissement de la population de la ville, qui passe de 1158 habitants en 1820 à 11 617 en 1926.Aucune ville jurassienne n’ a eu une croissance aussi rapide.

Ce développement est le fait d’ une seule industrie : la moitié de la population actuelle d’ Oyonnax est employées au travail du peigne et des matières plastiques.

Les matières premières employées par l’ industrie d’ Oyonnax sont le celluloïd, les matières caséinées (galalithe, etc….), l’ acétate de cellulose , la nacrolaque, et sont traitées par le moulage (alors qu’ à Saint-Claude certaines d’ entre elles sont travaillées au tour).

L’ industrie du peigne et des matières plastiques compte environ 400 fabricants et 6000 ouvriers (y inclus les fabricants) qui sont établis dans les localités suivantes:

Oyonnax (5500), Arbent (30), Bellignat (250), Martignat (50), La Cluse (60), Géovresset (50), Saint-Martin-du-Fresne (43), Montréal (28), Port-Charix et Veyziat ont chacun une dizaine d’ ouvriers.

Les objets fabriqués sont: le peigne, les nécessaires de toilette, les jouets en celluloïd et toutes sortes d’ objets de fantaisie et de parure ( bracelets, bagues, boutons, pendentifs, boucles de manteaux, et de chaussures, étuis de toutes sortes, etc…..). La production annuelle a une valeur moyenne de 200 millions de francs.                                                                                                                                                 Malgré la finesse de l’ élégance de ses produits, l’ industrie d’ Oyonnax trouve une rivale redoutable dans        l’ industrie allemande.

L’ industrie de la tabletterie.- La  tabletterie naquit en France lors de l’ apparition du tabac, vers 1660. Dans le Jura, on commença, au début du XVIIIe siècle, à ouvrer des boites en buis, relevées d’ ornements qui en firent de véritables objets d’ arts. Ces boites étaient destinées à contenir de la poudre de tabac.

Au XIXe siècle, la tournerie sanclaudienne étant en pleine crise, une partie des ouvriers s’ intéressa à la tabletterie. En 1851, il y avait à Saint-Claude 18 fabriques de tabatières, et un peu plus tard, en 1875, le nombre des ouvriers tabletiers était d’ environ 3000.

Mais déjà des nouveautés industrielles étaient apparues : le travail de la pipe et celui du diamant, qui offraient aux ouvriers des salaires très rémunérateurs et exigeaient un apprentissage moins long. La main-d’ œuvre s’ y porta, et l’ importance de la tabletterie décrut peu à peu.

Actuellement, la tabletterie a pour objet le travail de la corne de buffle et de la corne ordinaire, de l’écaille aussi, dont on fabrique des tabatières , des couverts à salade et quelques menus objets de table. Elle est pratiquée à :

Saint-Claude (50 ouvriers) et dans les villages des environs : Larrivoire (25), Ranchette (10), Vaux (7), Villard-Saint-Sauveur (6), Viry (1).

Soit, en tout, une centaine d’ ouvriers, dont les deux tiers pour le travail de la tabatière.

Les artisans sont presque tous des personnes âgées. Les jeunes gens ne veulent plus être tabletiers. Le travail, fait tout entier à la main, est difficile et délicat. L’ apprentissage dure quelque dix ans. Ce n’ est point la vente qui fait défaut, mais la production. Cette industrie disparait peu à peu de la région.

L’industrie de la boissellerie ou layeterie à Bois-d’ Amont.- Bois-d’ Amont se trouve sur le cours supérieur de l’ Orbe, entre le lac des Rousses et le lac de Joux, à 1050m. d’ altitude.

Elle a une population de 1170 hab. et possède 500 ouvriers employés à la boissellerie ou layeterie.

Cette industrie qui dut se borner autrefois à la fabrication de gros ouvrages de boissellerie, est spécialisée actuellement dans la production de boites rondes (en lamelles de sapin découpées à la scie, collée ou clouées) destinées, soit a la pharmacie, soit à l’ industrie fromagère ( pour les fromages à pâte molle). Elle est actuellement prospère et ne connait guère le chômage.

L’ industrie des mesures linéaires est aussi une spécialité jurassienne. Elle se tient surtout dans deux villages : Longchaumois, avec 60 ouvriers ; Clairvaux, avec 51 ouvriers.

Saint-Claude et la banlieue possèdent quelques ouvriers.

 

 

A la croisée des chemins

Four à Sancia communes de Chambéria (petite montagne)

Four à Sancia commune de Chambéria (petite montagne) JURA

 

 

 

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Artisans et Musées

 

 

Tavaillonneur

Tavaillon (Les « tuiles » du Haut-Jura, mais aussi pour les façades)
DROMARD Robert
sur la Roche
39370 Les BOUCHOUX
tél: 03 84 42 72 37

 

Layetterie

BENOIT-GONIN (réouverture le 4/8/14)
la petite joux
39310 LAJOUX
tél:06 10 80 77 32
Mail: layetterie@benoitgonin.eu

 

Coutellerie

BLOT christophe
7 rue Gambetta
39400 MOREZ
tel:03 84 33 30 06 / 06 71 98 54 95
internet:www.le-morezien.com

 

lapidairerie

DURAFFOURG monique et valérie
La Taillerie
161 route de la chaux mourant
39400 BELLEFONTAINE
tel: 03 84 33 18 33 / 06 15 56 01 78
Mail: contact@lataillerie.com
internet: www.lataillerie.com

 

Expo.vente,musée,démonstration sur RdV uniquement
COURBE-MICHOLET robert
279 route de montépile
39310 SEPTMONCEL
tel: 03 84 45 59 14 / 06 71 41 79 54

 

Musée de la pipe,du diamant et du lapidaire
1 place Jacques Faizant
39200 SAINT CLAUDE
tel: 03 84 45 17 00
Mail: info@musee-pipe-diamant.com
internet:www.musee-pipe-diamant.com

 

Fromagerie

Fromagerie et visite
fromagerie aux 3 AOC (bleu,comté,morbier)
39310 LES MOUSSIERES
tel:03 84 41 60 96
Mail:contact@fomagerie-haut-jura.fr

Fromagerie 1900 /artisanat local
25 grande rue
39310 THOIRIA
tel:03 84 25 85 43 / 06 14 22 68 29
Mail:saveursdalpages@cegetel.net

 

Tanneries

visite musée
Bourrelerie/sellerie
FAVRE fréres
73700 SEEZ-ST-BERNARD
tel:04 79 41 00 48/ 06 62 64 00 48

Maroquinerie/Travail du cuir
Maison du cuir
FREYSSINIER jean claude
9 rue capitaine Chevalier
15400 RIOM ES MONTAGNES
tel:04 71 78 10 38 / 06 88 15 96 69

Bourrelerie
PERILLAT-MONET didier (anciennement à Thones)
280 route de villavit
74450 LE GRAND BORNAND
tel:04 50 32 12 73
mail:contact@bourrelier-hautesavoie.com
internet:www.bourrelier-hautesavoie.com

 

Cloches & Sonnailles

Musée de la vache et des alpages
Val des Usses
83 rue du grand pont
74270 FRANGY
tel: 06 24 48 96 42
internet:www.museedelavacheetdesalpages.fr

Fonderie de cloches
OBERTINO charles
14 rue de mouthe
25160 LABERGEMENT-SAINTE-MARIE
tel: 03 81 69 30 72

jean OBERTINO et FILS
44 rue de la louhière
25500 MORTEAU
tel:03 81 67 04 08
mail:contact@obertino.com
internet: www.obertino.com

Métallerie/ferronnerie
fabrication de sonnailles et boucles
MC chaudronnerie
14 impasse de la scierie
74400 ENTREVERNES
tel: 04 50 05 16 82 / 06 89 83 95 83

Sonnettes DEVOUASSOUD
451 chemin à Battioret
74400 CHAMONIX
tel:04 50 53 04 88
mail:info@sonnettesdevouassoud.com
internet:www.sonnettesdevouassoud.com

 

Collectionneur de cloches

Conseils et Expertise
GRANDJEAN Olivier
Rue des Tilleuls 31
CH-1326 JURIENS
tel: +41 (0) 24 453 14 54 / +41 (0) 79 701 07 94
mail:olivier.grandjean@swissisland.ch

Elevage, cloches et cuir
JACQUIOT Florent
Les granges du Poizat
01130 LE POIZAT
tel: 06 74 66 86 47
internet:www.clochedevache.canablog.com

 

Musée

Ecomusée
Maison Michaud
La combe des Cives
25240 CHAPELLE DES BOIS
tel:03 81 69 27 42
Mail:ecomusee.jura@gmail.fr
internet:www.ecomusee-jura.fr

Musée de la boissellerie
12 rue du petit pont
39220 BOIS D’AMONT
tel: 03 84 60 98 79
Mail:contact@museedelaboissellerie.com
internet:www.museedelaboissellerie.com

musée des maisons comtoises
rue du Musée
25360 NANCRAY
tel: 03 81 55 29 77
Mail:musee@maisons-comtoises.org
internet: www.maisons-comtoises.org

musée de la Taillanderie
DEBRAY Michel
La Doye
25 330 Nans-Sous-Sainte-Anne
tel: 03 81 86 64 18
Mail: lataillanderie@wanadoo.fr

Musée, vente de fromages et produits régionaux
vie et métiers d’ autrefois
la Fruitière
39370 LA PESSE
tel: 03 84 42 70 47
Mail: la-fruitiere@wanadoo.fr

MAISON DE LA FLORE HAUT JURA
3 rue Recrettes
39400 LONGCHAUMOIS
tel: 03 84 60 66 94

 

JOUET

VENTE DE JOUETS EN BOIS FABRIQUES DANS LE JURA

Jeux, Jouets, Peluches, Doudous

www.qualijouet.fr

 

 

photos de vacances d’hier et d’aujourd’hui

 

Paturages

La PÂture

Chaque pâture est, en règle générale, attenante à la ferme; on y entre à partir de l’ étable. Elle est close, le plus souvent, soit par des perches de sapin couchées obliquement sur des pieux fichés en terre et croisés, soit par un mur de pierres sèches.
Le bétail rentre le midi et le soir à l’ étable, sauf à partir d’ Octobre.
Le pâturage se fait, à garde séparée, dans les terrains communaux ou les propriétés particulières. On y admet le mouton et la chèvre.
On célébrait dans les villages à la Saint-Jean, la fête des bergers.
Ils recevaient alors leurs étrennes; la vache la plus abondante en lait portait sur ses cornes une épaisse couronne de fleurs.
Dans la Haute Montagne (au-delà de 1000 m. d’altitude), le pâturage du gros bétail, l’alpage, s’ exerce, pendant trois ou quatre mois, du commencement de juin à la fin septembre. Son inauguration est une
petite fête locale. L’ Armailli ou berger groupe son troupeau, qui reçoit les harmonieuses « campeines ». Bêtes et gens, en un bruyant cortège, atteignent les pâturages. Le troupeau comprend des vaches laitières et des  » élèves » de un à deux ans. Le pâturages divisé en domaines ou montagnes, de 100 à 200Ha, s’ afferme pour plusieurs années. Le fermier loue le bétail et fabrique le fromage dans les chalets. Aux propriétaires des vaches laitières, il paie une somme convenue et perçoit une redevance par tête d’ animaux à l’ élevage. Là haut le bétail passe la nuit à la belle étoile.
Quand l’ herbe a poussé, en juillet, il monte au-dessus de la zone des forets.
La vie du berger est tout entière remplie par la garde du troupeau et la fabrication du fromage. Le matin et le soir, il rassemble les animaux au son de la trompe, au coté, le sac de toile ou de cuir plein de sel et de son, pour affriander les vaches; par derrière, la petite sellette à un seul pied ou « boute-cul », il procède, avec un
aide, à la traite, puis, dans le chalet, à la fabrication du fromage. (le plus souvent du gruyère).
A la Saint-Denis, les chalets se vident et les troupeaux regagnent les étables.

Clichés du Grand Père edités en cartes postales a partir de 1946.

 

Outils anciens et Art populaire de montagne

 

Lapidaire

lapidairerie

La taille des pierres était pratiquée sur le plateau de Sepmoncel où la pénétration de cette industrie date de 1750 env.
La lapidairerie se répandit petit a petit dans la région avoisinant de Septmoncel; elle gagna les Moussières, la Pesse où il n’y avait encore que 4 lapidaires en 1860,puis les Bouchoux,etc…
Ce nouveau genre de travail a sauvé la haute montagne; il a ralenti et enrayé le dépeuplement du pays.
On travaillait plus de 8 heures par jour, et le soir, à la lueur pale de la vieille lampe a huile, le croésu, suspendu a une crémaillère en bois fixée au plafond.
Les roues de Lapidaires:
Roue de fer : au grès et a l’ émeri pour ébauches
        de cuivre: pour polir
        d’ etain : pour polir
        de plomb à l’ émeri: pour tailler
        de bois d’ aulne : pour ponçer et aviver
        de pierre : pour tailler
        de buffle : pour aviver et polir
        de feutre :        idem
        de drap :          idem
        de peau :         idem
        de bois de saule : pour adoucir
        de cuivre rouge : pour tailler a l ‘émeri
        de cuivre jaune : pour tailler a la poudre
        de fer :              idem
        d’ étain mélangé : pour polir

Tailles des pierres Fines

Toutes la pierre orientale se taille sur une roue de cuivre jaune diamantée (avec poudre de diamant) ou sur une roue de plomb à l’ émeri. Elle se polit sur une roue de cuivre rouge préalablement broutée (hachure). Cette hachure se fait au moyen d’ une lame d’ acier , après quoi on l’ imbibe de tripoli blanc et d’ eau. Quelquefois pour certaines pierres on est obligé d’ avoir recours à l’ acide sulfurique et au tripoli; l’ acide ou l’ eau mêlée au tripoli s’ étale sur la roue au moyen d’ une spatule ou palette en bois blanc.
Les faces supérieures (tables) se polissent de trois manières différentes à savoir: sur le bâton à cimenter, debout; sur le même bâton, étant penchées; à la main, sans bâton, mais garnies de ciment, afin de pouvoir les tenir.
Excepté le diamant, l ‘ émeri use toutes les pierres et les métaux. Les anciens Lapidaires l’ utilisait sur une meule de plomb, car il offre des avantages supérieurs sur toutes espèce de meule, soit en grès ou autres quelles quelles soient, parce que par sa mollesse le plomb s’ unit parfaitement avec cet ingrédient, qui le pénètre facilement et s’ init avec lui.
On se sert, dans certain cas, de la roue de cuivre avec l’ émeri, mais l’ émeri glisse et ne reste pas sur la roue.
Toutes les pierres ordinaires, celles qui ne sont pas orientales, se taillent sur la roue de plomb avec l’ émeri et l’ eau simple, projetée et étalé par le moyen d’ un pinceau fait en soie de sanglier, et l’ on adoucit encore les parties en cabochon sur roue de bois avec de la potée d’ émeri, ou de l’ émeri très fin et de l’ eau, ces pierres se polissent également sur la meule de cuivre.
Les tables et cabochons se ponçent et s’ avivent sur la roue d’ étain, ou sur le bois a la potée d’ étain. Celles ces pierres fines se font sur la roue de cuivre ou d’ étain. Les autres pierres les jaspes, les agathes, les onyx, la sardoine, les cornalines etc… se taillent de la même manière que les autres pierres avec le plomb et se polissent sur cuivre, l’ étain et le bois , et on les avives sur les memes roues; si l’ on y fait des façettes ou des biseaux on doit les polir sur la roue de cuivre.
Les opales , les  turquoises , la malachite etc… se poncent et s’ avive sur le buffle ou sur le drap avec le tripoli, la terre pourri, ou le rouge mouillé.
 
Poudre de diamant :
Pour faire de la poudre de diamant à sec, on le pile dans un mortier en acier fondu dont l’ ouverture est de la grosseur d’ une balle de fusil et la profondeur de cinquante millimètres environ, le pilon est également d’ acier fondu trempé.
Ainsi donc , on met le diamant dans le mortier, et pour le réduire, on se sert d’ un marteau, et lorsqu’ il est bien pilé en ayant soin de faire tourner et de lever le pilon de temps à autre, afin que la poudre retombe dans le cul de poule, le mortier devant avoir cette forme; on rode ensuite la poudre qui est dans ce mortier avec le pilon, en tournant et en appuyant de toutes ses forces afin de rendre bien fine; dès qu’ elle est bien réduite, on la retire soigneusement en la mettant dans un petit vaisseau, ou du papier et on la conserve ainsi pour s’ en servir, soit telle qu’ elle est, soit avec un peu d’ huile ou d’ essence. Lorsque l’ on s’ est servi de la poudre pour le travail, il faut toujours couvrir le vase.
La poudre faite de cette manière, on peut même s’ en servir avec de l’ eau ou du vinaigre, s’ il était nécessaire.
Toute la poudre faite employée par profusion et surtout avec de l’ huile, fait considérablement de boue et empêche de voir le travail, il faut donc autant que possible éviter d’ employer trop d’ huile.
 
 

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