Clichés du Grand Père edités en cartes postales a partir de 1946.

 

Habitation

Fini le temps ou tous, vêtus d’étoffes lourdes et rêches, marchaient pieds nus ou chaussés de sabots, où les souliers de cuir réservés aux jours solennels, aux grands voyages ne se portaient guère sur les routes que pendus au cou de leurs propriétaires; on les chaussait pour traverser les villages de quelque importance, évitant avec soin les cailloux.

La maison a cheminée de bois, sans chambre en haut deviendra à son tour légendaire.
Un certain nombre d’ habitations primitives existent encore ,dites maisons à cheminée de bois, les autres ont été modifiées, transformées. A part la maçonnerie extérieure, tout l’ intérieur est en bois; au début on  n’ y voyait pas une pièce de fer: gonds,serrures, loquets,etc…. tout était de bois.

La pièce principale est la cuisine constituée par une vaste cheminée, en forme de pyramide tronquée, de bonnet carré, se terminant au sommet par une ouverture d’ où s’ échappait la fumée de l’âtre. Au dessus de cette ouverture est disposée une large planche/volet ou manteau mobile qu’ on déplaçait à l’ aide d’une corde pour s’opposer au vent et à la pluie. On faisait le feu au centre de cette pièce en partie dallée.
A coté de de la cuisine (outa) était, comme maintenant, le poêle (lo peylo) chambre de réunion et chambre à coucher des parents.
Les autres membres de la famille couchaient à l’ écurie dans des lits en sapins garnis de paille.
On donnait le nom de béta aux plus anciennes habitations destinées à loger les troupeaux et les bergers, elles sont devenues loges ou chalets.
De bonne heure, les fermes furent construites en pierres. Certaines présentent encore des colonnes de bois engagées dans les murs de maçonnerie.
Les maisons actuelles ont, en moyenne, un siècle de date pour les plus anciennes; la toiture est en tavaillons ou bardeaux, en tuile, en zinc.
Toutes ces maisons ont de larges baies qui font oublier les petites fenêtres d’antan, étroites et basses, garnies d’ abord de papier huilé, puis de carreaux de verre.
Chaque propriétaire donne à sa maison les agrandissements nécessaire pour les besoins de sa famille et du bétail pendant l’hivernage; l’ hiver est si long! L’ intérieur est partagé en plusieurs sections par des murs de refend ou des cloisons de sapin.

Au rez de chaussée , il y a la cuisine , le poêle, la cave, l’écurie.Au dessus il y a le fenil et une ou deux chambres.On rentre directement au fenil par une porte spéciale arquée.
A quelque distance ce la maison se trouvent un four a pain et un puits; celui-ci est alimenté parfois par une source, mais le plus souvent par l’ eau de pluie qui lui arrive de la toiture par des chenaux.
Dans le voisinage de certaines maisons , on rencontre quelques greniers forts dont la construction remonte, parait-il ,à l’ époque ou le pays était sous la domination espagnole.Les maisons, construites en bois,             n’ offraient pas aux habitants un abri sur contre l’ennemi; ils songèrent alors à établir, à proximité, des constructions résistantes pouvant recéler ce qu’ on voulait soustraire à la picorée.
Ces greniers forts ont approximativement 5 mètres de long, 2m50 de large et 2 à3mètres de haut à partir du niveau du sol. Les murs épais n’ offrent qu’ une seule ouverture fermée par trois trois portes
ayant chacune environ 15cm d’épaisseur. L’ intérieur muni d’une cave ou pas.

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